Accueil du site

D : Poligné (2008)

  • Du 4 mars au 4 avril 2008.
  • .Hall restaurant universitaire de la bouloie, 42 avenue de l’observatoire, Besançon.
  • .Librairie "les sandales d’empedocle", 95 Grande rue, Besançon.
  • .Cabinet de kinésithérapie Jeancler et Rosan, 125 Grande rue, Besançon.



















Décoinçage,

Alors que l’exposition s’oriente vers des lieux clos où la monstration s’isole de tout brouillage extérieur (image, son, mouvement, ...etc.). Les accrochages se répondent par l’inscription quelque peu différente des pièces dans l’espace. "Décoinçage" explose la salle en une multitude de murs se déposant en divers endroits et formant un espace ouvert. Ce qui n’était que des lieux anonymes les uns pour les autres devient, pour un temps, un point de vue, une vision subjective que l’on traverse. Bien que ces murs se situent dans différents endroits et contextes. Les artistes invités a présenter leur travail, convergent vers des réalisations à la fois cohérentes et singulières. Marquant leurs démarches et la réflexion développée pour l’exposition. Des procédés signalétiques maintiennent cette association pour que le spectateur comprenne qu’il s’agit d’une exposition plus large. Néanmoins, celui-ci n’est pas contraint de la percevoir dans sa globalité pour en appréhender les tenants. Il sera réalisé trois expositions par année, proposant des artistes travaillant généralement sur des plans verticaux (peinture, dessin, photographie, ...etc). Et nous nous donnons la liberté de varier les murs d’exposition, selon les occasions et les conditions qui se présentent. Renouvelant la construction des espaces et les propositions plastiques.

La nécessité de peindre nait du besoin de se frotter à plus fort que soi. Il ne s’agit pas d’un outil ou d’un moyen de dissertation, même si la présence de tableaux autour de moi nécessite quelquefois d’en parler, mais du résultat, d’une synthèse, parfois même des résidus d’une relation avec la peinture. Je pose certaines questions sur la perception, sur la lumière, sur l’image ou sur la profusion des signes émis au quotidien et je m’entretiens avec la peinture jusqu’à ce que le tableau prenne corps. Il y a la possibilité d’un tableau lorsque je me sens dépassé par les événements, lorsque je me trouve devant une leçon que je ne peux ni contredire, ni dépasser. Alors je laisse la peinture sécher, se contracter et devenir un objet. Mes tableaux sont donc les contractions de tentatives permanentes vers la compréhension du réel. La peinture, une gardienne de la non-autorité d’éventuelles conclusions. Les ambivalences du réel, les quiproquos qu’elles provoquent dans notre perception du quotidien, les forces constitutives d’événements sont au centre de mon travail plastique comme musical. La forme, elle, ne peux rester figée et encercle petit à petit et de façon méthodologiquement non-plannifiée, les espaces vacants entre des formes diamétralement opposées. La pensée rebondie, puis devient liquide ? Les matériaux changent pour adhérer à ce nouvel état et construisent des récipients et des réceptacles qui rendront compte de ce changement .

Simon Poligné.