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Eidos (2014)

  • IDÉE, MODÈLE, EMPREINTE ; un art contemporain de Grèce.
  • Du 12 Mars au 4 avril 2014.
  • Institut Supérieur des Beaux Arts de Besançon / Franche-Comté.

    Artistes : Manolis Baboussis, Panos Charalambouss, Rilène Markopolou, Apostolos Plachouris, Demosthène Agrafiotis, Andreas Pashias, Poka-Yio, Vassilis Vlastaras, Chrysanthi Koumianaki et une sélection de vidéos des étudiants de l’École des Beaux Arts d’Athènes (Classe de George Harvalias).


































Commissariat : Laurent Devèze et Julien Cadoret.

Video / Diversions TV.



A TOUS : YASSAS !

L’ISBA entretient depuis cinq ans déjà une coopération étroite avec l’école d’art d’Athènes une des plus importantes de l’Europe méditerranéenne et balkanique. Echanges de résidents, professeurs, chercheurs, artistes, commissaires et étudiants se sont succédés à un rythme régulier jusqu’à ce qu’apparaisse comme une évidence la tenue d’une grande exposition collective destinée à montrer des artistes souvent mal connus en France et qui excellent dans quasiment tous les médiums considérés : photographies, dessins, peintures, installations, éditions, performances etc. Toutefois, ce projet prend aujourd’hui une résonance particulière qui dépasse, et de loin, la seule découverte de ces créateurs de toutes générations.

En effet, la crise que connait la République Hellénique est telle qu’elle traverse comme un horizon obsessionnel toutes les œuvres récemment produites, et le plus souvent dans la violence collective d’une société qui a vécu des restrictions inimaginables : diminution de moitié des traitements des fonctionnaires et des retraites, fermetures intempestives et brutales des institutions culturelles ; jusqu’à ce jour où même la télévision d’Etat a cessé d’émettre… Bref, c’est à la découverte d’un art et d’artistes pris dans des convulsions politiques économiques et sociales extrêmes (peut-être les plus extrêmes que l’Europe ait connues depuis longtemps) que nous vous invitons.

Enfin, il ne servirait à rien de passer sous silence que, comme le disait Husserl dans sa célèbre « Krisis », l’Homme est né en Grèce et que la fondation de l’humanisme européen et de ses plus hauts objectifs moraux et politiques se sont formulés à l’abri de l’Acropole. Rendant plus cruels encore les souffrances de ce pays qui ne nous sera jamais étranger sauf à devenir oublieux de nous-mêmes. Aussi avons-nous osé, en conscience, emprunter à la langue d’Homère le titre de cette exposition.

« Eidos » en grec ancien signifie en effet, l’idée, mais aussi l’empreinte et le modèle, autant de postures artistiques possibles face à cette Crise qui, semblable à ces monstres terribles des vieux mythes, épouvante mais révèle aussi la valeur des héros :

Manolis BABOUSSIS, Panos CHARALAMBOUS, Rilène MARKOPOULOU, Apostolos PLACHOURIS, Demosthène AGRAFIOTIS, Andreas PASHIAS, Poka-YIO, Vassilis VLASTARAS, Chrysanthi KOUMIANAKI et une sélection de vidéos des étudiants de l’École des Beaux Arts d’Athènes (Classe de George Harvalias) seront présentés du 12 mars au 4 avril 2014 dans toute l’école : Espace 24, Grande Galerie, Sous-sol et Auditorium.

Autour de l’exposition : Inferno le Magazine : http://inferno-magazine.com/2014/04/16/les-intenses-activites-grecques-de-lisba-de-besancon-dans-le-labyrinthe-de-la-crise-des-gestes-dartistes/

http://www.isba-besancon.fr/